Annonce Connivences

Connivences
 
J'ai pensé (parfois je pense) qu'on pourrait aussi écrire anonymement: un faux pseudo; une adresse mail que personne ne connaît ;)
Vendredi 6 novembre 2009
Pour la communauté les croqueurs de mots, mots de tête N° 10 de Brunô.

Photo chelmi.canalblog.


Un quai de gare; valises mouillées, et quai gris de tout l’ancien bleu du ciel.
Du monde; du monde partout, qui va travailler, bosser, gagner de quoi manger.
Du monde aveugle; trempé.
Un monde de pensées qui écrasent le quai; tombent goutte à goutte avec l’eau et le ciel.
Le monde attend.
Je piétine; j’attends aussi.
Et puis d’un coup, de l’air; un fuseau d’air avec le feulement lourd du train, qui transperce le quai, le monde, les pensées, le ciel passé.
Et le monde s’agglutine aux marches hautes.
Et la foule est bousculée.
Et je piétine encore et j’attends.
J’attends dans l’idée éclatante, tonitruante: mon idée à écrire ce matin.
Pour ne pas mettre à mort le rêve: trouver une place solitaire, silencieuse, du petit voyage maison-boulot; une place aux yeux mi-clos sur moi-même.
Je sors l’ordi’; personne ne peut s’asseoir à côté : sans équivoque aucune j’y ai posé tout mon barda-boulot manteaux.
L’air a repris le train; l’ennui le monde, les pensées, en petits chuchotis, baratins matin.
Et sur l’ordi’ mes doigts tricotent un monde, clapotent le rêve, transfusent l’idée d’écriture.
Long; long chemin cristallin de mots, qui oublient le train, la pluie, tous les bruits du monde, le boulot au bout; la maison déjà si loin.

Ut le 06/11/2009

Par Ut - Publié dans : Au fil des yeux - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 5 novembre 2009

Photo 01-psy de couples


Dis moi, toi!
T’aurais pas besoin, un petit peu besoin?
Qu’on t’aime?

Et puis toi?
Et toi les mots, et toi les couleurs, du blanc au noir
Trottoirs des pas.
Vers quoi?

Et moi?

Et puis le fils, la fille, enfin celui qui va pas?
Et puis le petit là avec ce sourire blanc?

Dis moi le monde, crever, de tout ce gris blanc cassé?

Hostaux’ blancs de la naissance
Rues vides et grises des villes poussives, bruyantes, horribles!
Blanc l’infâme des soins au corps
Blanc le bassin, le chiotte.

A p’têt’e y regarder bien, je préfèrerais le noir.

Noir comme la mort
Mais noir comme le regard, planté, qui cherche, cherche et donne
L’amour.

Noires les cornes du diable
Mais bon sang, claqué
Quand la nuit noire protège, ronronne au milieu du blanc des rêves!

L’Amour en couleurs
A hurler leur manque!

Avec le jaune qui danse et chante, bruisse et éclate en cuivres.
Avec le rouge qui chauffe qui ronfle, qui masque les suraigus
les violets d’insomnies.

Ou le vert des peurs qui crie qui claque. Pour toi. Pour moi.
Pour Elle.
Et l’oranger.. ah l’oranger! Qui pianote transparent, futile
Avec le bleu, long, profond; langoureux même.
Désirs.

Dis toi? Et moi? Et lui?
On les a planquées où nos couleurs de cœur?

Grandit, grandit l’enfant blanc.

Pourrit, pourrit l’Anonyme grise.


Donne lui, donne lui tout ce qu’on n’a pas dit.
Brûler avec tes larmes ses soucis
Hurler avec moi les pleurs
Noyer.

Craquer le mur gris  entre lui
Toi
Moi
L’ennui.

Ne pas dire, pas dire
Les mots doux pour faire joli!

Claquer dans le dur!


Toi. Oui toi là, qui dit je j’aime!

L’oubli, c’est froid.

Ut le 05/11/2009


Par Ut - Publié dans : Juste un cri d'elle à lui - Communauté : LECONS DE VIE
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Mercredi 4 novembre 2009

Image prise chez algosophette


Erik maintenant il est grand. Il est parti de chez Marie depuis bien longtemps.
Il cherche des maladies à guérir avant l’enfant, dans des œufs de mouches; il semblerait que les mouches c’est un peu comme les humains….
Il fait des conférences; il parle toujours en anglais; il est très connu… Il paraît.
Il vit dans l’immense jardin de beau-papa et belle-maman, avec sa femme et ses deux enfants. Dans la neuve maison construite pour eux.
Tellement neuve depuis tant d’ans, que l’Anonyme n’en a ni le numéro de téléphone ni même l’adresse; même pas un bout de photographie.
Et puis qu’est-ce qu’elle en ferait, elle, sans fils pour la voix ou l’écriture; sans vrai souvenirs à relier les uns aux autres?
Elle a juste, ça aussi Chien le sait, posé à côté de la malle aux secrets, un joli cartable de cuir. Neuf. Un cuir roux, doux, plein de vieilles poussières. Tout neuf.
Chien avait vite compris qu’il n’avait pas le droit d’y poser son nez à reniflures.
Il sait quand même. Une fois suffit, avec les animaux.

Cartable cadeau de Noël qu’Erik n’était jamais venu chercher….

Elle grince l’Anonyme, en allumant la petite loupiote rouge des matins déjà trop froids dans le nez quand on respire. Elle grince et gémit un  peu; un peu plus que les autres matins: ses mains sont écaillées du rouge de l’eau trop froide à laver les escaliers des autres: ça brûle, ça craquelle; et puis il y a ses os, trop raides et ridés de travail.

Mais juste là, en plus elle s’est réveillée avec une image: son brun Erik grand qui regardait partout sauf vers elle.
Peut-être riait-il un peu?
Des fois, même, elle se demande s’il lui appellerait l’amour les gestes et la tendresse, en cas de malheur?

Chien l’a aidée comme il a pu avec son regard sur elle: Chien lui a souri. Mais elle n’a pas vraiment vu, la vieille; toute empêtrée de mémoire soudaine; de mémoire sans chemin où aller et venir en souvenirs.
Chien n’ose pas s’approcher trop et donner un rapide coup de langue (presque pas, tu vois… juste pour effacer) à l’eau qui brille depuis l’œil enfoui, perdu dans le trou gris de tous les silences, et cette vieille et dure ride, là, au coin du silex de la lèvre de son Anonyme.
… Elle l’aurait envoyé valdinguer d’un coup de patte habitué de solitude; c’est sûr!…

L’Anonyme ne gémit plus.
Sa bouche ne fait même plus le trait vivant du visage.
Elle grince ses os sur la descente rude de sa soupente.
Pour une fois Chien n’est pas en bas à l’attendre, regard levé, moignon de queue frémissant: il est encore le cul sur le monceau de couvertures du lit par terre; à pleurer dedans en silence.
Pour elle.
Pour toutes ces larmes pas vomies; dans tout ce temps jamais crié, même pas dit, de l’Anonyme. Seule. Vieille.

Ut le 04/11/2009


Par Ut - Publié dans : Nine - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mardi 3 novembre 2009
                   
Anne                                                                                        Ghislaine

J'ai compté: ça faisait (maintenant je peux le mettre au passé!) 22 ans que ma vieille boîte d'huiles et mes pinceaux étaient rangés.
22 ans que je les époussetaient à chaque ménage.
22 ans qu'ils attendaient....

Et voilà qu'une sorte de fée m'a emmenée à son atelier.
Faire des portraits! Tu penses, moi qui n'ai jamais dessiné!!!!

Ils étaient là, les besogneux de l'art, avec leurs papiers, leurs crayons, leurs mines, leurs aquarelles... ils s'appliquaient, soupiraient, tentaient l'ultime sur mon petit visage maigre et taillé comme une olive noire qu'on aurait oubliée.

Ils m'ont soufflée!
Pas un ne m'a vue pareille... mais j'étais exactement exacte... et multiple!

Le visage a changé sur la chaise de pose.
J'ai pris un chevalet; bataillé pour ouvrir mes tubes vieux avec une pince...
...Il manquait le blanc! Mon blanc d'argent dont je ne peux pas me passer!

Alors tant pis: comment voir les couleurs et ne pas y plonger?...J'ai mis mes doigts dans la palette.
... Et j'ai commencé par les cheveux.
Et Anne et Ghislaine sont nées....!

Et demain j'aurai du blanc; du blanc d'argent.
Et ça sent la térébenthine jusque dans mon lit.
Et même si mon chevalet a été mangé par les asticots; et même si je n'ai plus la lampe pour y voir clair: mes pinceaux, mes tubes d'huile sont là.... Ils ont repris mon regard et ma main; ils m'ont rendue l'âme que j'avais perdue...

Merci! Merci à toi mon amie, ma soeur, ma luxuriance!
Jamais je n'oublierai, jamais je ne renierai.... tu m'as poussée vers moi, tu m'as balancée par dessus l'abîme de toutes mes pauvres vies dehors.... Je n'y retournerai pas!
Je ne regarderai plus jamais derrière.

Elle est là Arthémisia:                                    
















Détail de lazarre
Copyright © Arthémisia

Ut le 03/11/2009






 

Par Ut - Publié dans : Peinture - Communauté : Les Troqueurs d'Art
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Lundi 2 novembre 2009


Photo pisani.blog.lemonde.fr


Un jour je te le dirai nous deux…

Je déviderai tes lèvres ta voix ta peau tes yeux.

Ce sera après le jour de la vraie distance
                        
Après nos deux corps après nos deux chants
A l’errance écarquillée de cet ancien Un.

Je t’écrirai enfin…

(Souffrance)

Et je quenouillerai souffles et murmures 
Et je filerai les mots amour si sûr
                 uns à uns caresses enchevêtrements embrasements  fous         
au fil de soie vieux de Nous.

A l’encre
A l’horloge craquée du manque

Un jour de brume.
Un jour seule à la plume.

Ut le 02/11/2009


Par Ut - Publié dans : Juste un cri d'elle à lui - Communauté : Inspirations poétiques
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Dimanche 1 novembre 2009

Il faut que je vous parle de "Connivences". Oui, parce que je n'ai pas su expliquer... Savoir écrire et ne pas savoir expliquer sans les gestes et le regard et la voix; c'est comme savoir écrire et être silence à l'oral... c'est comme ça que je suis, et je n'y comprendai jamais rien!
... Peut-être que l'écriture est juste un don, un truc de naissance qui ne s'oublie pas; un non effort inné...?
Alors je vais essayer d'expliquer sans vous voir; et je vais commencer par le début: ce sera plus facile et pour moi, et sans doute pour vous vu mon handicap :)

Donc:
C'était un soir de papoti-papota avec Juliette au téléphone. Bien sûr on parlait peinture et mots. Je crois bien que c'est moi qui ai mit sa "Léone" dans la conversation... et l'Idée, ce désembobinement des neurones subit et imprévu, est arrivée comme ça: "Et si nous écrivions à quatre mains?"
"Et si nous racontions l'histoire d'une Sylve la Rousse sensuelle et belle, et "presque" innocente?"

Et de désembobinage en pelottes, Connivences a pris forme:
On s'est fait un rêve qui serait un blog à tout le monde; un endroit où chacun pourrait délirer à plusieurs et sur le sujet de son choix.
Un lieu qui à la longue ne nous appartiendrait plus, mais n'existerait que par de multiples connivences à plusieurs.

Le but, c'est ça: se trouver des partenaires de mots, de couleurs à peindre, de photos (et avec l'automne, on en a vu des textes et des photos qui se marieraient si bien ensemble!), de musiques, de et caetera, pour se faire un peu l'amour aux âmes.

Comme nous faisons maintenant Juliette et moi avec Sylve.

Zavez t'y compris l'Idée?
Je vous aide comme si on était à l'oral:
En fausse parisienne et vraie enfant de Haute Savoie, je suis un zest de noyau d'olive noire parfait pour mon Sud d'adoption, avec plein de gestes et de yeux, mais sans les paroles.
Si Mam'Zic était là, elle ferait les gestes.
Pour les yeux, je ne sais pas: faudrait les noirs de Tilk et le feu qui hurle au fond des pupilles des fous.
Quand à la parole... là il n'ya qu'Arthémisia qui saurait vous dire...

Suis pas claire, là, hein?
Bon, je précise: imagine:
T'as un blog chéri; un que tu visites tous les jours et où tu te régales; un qui te parle à l'âme; un qui te ressemble avec d'autres mots ou d'autes couleurs ou d'autres musiques... mais qui seraient quand même comme ceux de toi. Tu vois?

Tu contactes l'auteur (tant pis pour la timidité ou la trouille du rejet: un peu d'humilité ne fait pas vraiment du mal).
Tu lui dis ton amour et ton envie de transfusion.
- Il ou elle dit "Que nenni!"...boude pas! Il y a la rubrique des petites annonces en recherches de connivences sur le blog :)
- Il ou elle dit "D'accord!"

.... Dans les deux cas, sûr, vous mettez un, ou de multiples délires en commun.

... Et vous les envoyez au contact de Connivences (enfin si vous voulez; c'est juste que ça me ferait plaisir:))

Bon, franchement, elle est pas super cette Idée?


http://connivences.over-blog.net/




Un merci tout particulier à Mathéo, Brigitte et sa communauté Créabranche, Loïc, Arhti, qui ont ouvert un tout premier bal autour de Sylve.

Ut.


Par Ut - Publié dans : Au fil des blogs - Communauté : créabranche
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Samedi 31 octobre 2009


"Je suis bien indigne, même pour pleurer, mais cette nuit, je ne peux pas m'en empêcher".

Mathéo


"PopGirl (PomPom Girl), je t’ai aimée si fort que j’ai fait fi de la face obscure que tu caches sous tes paupières."
Alain

"Impossible d'oublier De tout oublier D'oublier La porte de la chambre Ouverte Au vent venant Chercher la chaleur."
Tilk

"Dans cet univers où chaque particule
se relie à une autre
je ne me demande même pas pourquoi
je t'aime
"
Véronique


"Il aura été versé dans nos vies,
Ce rare triangle d'or
L'âme, le coeur, le corps"

Renard

Par Ut - Publié dans : La maison de mes multiples amours - Communauté : Les Troqueurs d'Art
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Jeudi 29 octobre 2009


Le rire aigrelet d’une cloche tout près l’avait réveillée. Ses cheveux bruns et courts semblaient bien rangés sur l’oreiller à rayures oranges et bleues. Son petit visage maigre et pâle, sa bouche fine, son regard violent de tout son passé, faisaient comme une tache dans la pénombre de la mezzanine qui lui servait de chambre sous le toit; et même la lumière de la lucarne qui donnait sur la cage d’escalier de l’immeuble n’arrivait pas à éclairer la pièce.

Marie ouvrit les yeux et se mit à penser.

Quand une femme pense, c’est d’abord à ses amours; et les amours de Marie étaient ses deux enfants.
Au silence inodore et froid qui grimpait des trois pièces jusqu’à sa sous-pente, elle devina qu’ils étaient dehors.
Ses enfants avaient vécu du dur; du qu’on prend avec toute sa force pour passer par-dessus; et à cause de çela la mère savait qu’ils n’attendaient pas la vie: ils la bâtissaient.

Marie était rarement malade. La maladie lui était comme une honte. Elle n’y comprenait plus le temps et plus l’heure.

Marie attendait ses enfants et la guérison.

Pour se reposer sans fermer les yeux, Marie regardait chaque objet de la chambre: toutes ces petites choses qu’elle avait posées là, exactement à leur place. Personne ne pénétrait jamais dans ce lieu. Même les enfants; c’était une sorte d’accord non dit et toujours présent: la chambre de maman était comme maman: on n’avait pas le droit d’entrer.
Elle retourna ses courbatures de fièvre dans le lit; soupira; poussa la couette orange et bleue comme l’oreiller, puis s’en recouvrit bien vite: il faisait frais dans l’appartement vide; frais dans la vraie vie d’en bas.

Demain il faudrait vraiment qu’elle sorte son petit corps du douillet cotonneux qui lui faisait une tente contre le reste du monde depuis six jours. Demain, quoi qu’il arrive, elle serait guérie.
Et elle demanderait à Eric de prendre un vrai bain; et elle rangerait un peu la chambre des petits, l’envahissement désordonné et doux de Katy.

Marie se disait qu’il leur aurait fallu un chien. C’est bien un chien pour des enfants; surtout quand la maman est si longtemps au
travail.
Ca aide à ouvrir un jeu sur l‘ennui; à rire; à se promener sous la pluie; à apprendre à prendre soin.

C’est important pour un enfant, de savoir prendre soin.

Ut le 29/10/2009


Par Ut - Publié dans : Nine - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Jeudi 29 octobre 2009


Tu sais, un mec comme un marseillais (pardon Jean-Luc: je fais dans l‘humour…)
…. Un pas trop fainéant, tout de même, parce qu’il vient à la gym!!
… Enfin, la gym à la marseillaise, hein?

D’abord il pose sur le parquet ciré son tapis, et une serviette à nénette des îles, fleurie noire et rouge.
Juste devant moi...
Ensuite il défait son survet’ (haut et bas), et vient pavaner ses cuisses et ses deltoïdes bronzés dans un short et un débardeur… rouges!
Même qu’il ne manque ni la gourmette ni la chaîne de cou en or… et même qu’il est à peine plus grand que moi, comme toute prestance du Sud qui se respecte.

Et puis la musique souffle, tape: la gym commence.
Et Monsieur bouge tellement peu et tellement petit, que Madame la chef de ballet vient deux trois fois lui dire… qu’il pourrait faire quelques efforts; qu’on est là pour ça, non?

Et il me gâche la vue dans la glace en face.
Tout juste si je ne le vois pas mâcher l’indéfectible chewing-gum des: tu m‘as vu, le dédain?…

On gym debout, je me décale; je l’oublie.

Oui, mais voilà qu’on gym couché sur nos tapis… Sous mon nez le marseillais!
Et Monsieur cuisses lève à peine la jambe à faire les fesses rondes!
Et Monsieur biscoteaux ne lève pas du tout la tête sur les abdos!

Envie de lui tourner le dos!
De lui faire voir:
De vrais dorsaux, deltos’ , ceps (bi et tri) en action;
fessiers, quadris’, mollets, lombaires et abdos en fonction!

Même pas une larme de sueur à son front ridé de soleil!
Et moi je grince, je rame, je geins, je souffle.. Aïe, j’ai mal!

… Petite montagnarde en perdition au soleil.

Rire de Ut le 27/10/2009





Par Ut - Publié dans : Au fil des yeux - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 28 octobre 2009
Sur une proposition de Brunô, pour la communauté les Croqueurs de Mots: tautogramme en S......




Huile sur toile de Dominique Renou: "l'aveu"
 



Susurre moi ce doux secret
Alpha beta syllabe moi
Solitude moi à toi
Soliloque moi d’amour en sol en si
Si sûr serein
Sempiternel
Serre moi si profond si loin
Sauve moi et toi et moi de tant de soif

Serpente mon corps de soie à soi à toi
Sors reviens prends soin
Sers toi mon suave mon suc mon sel
Servitude moi à toi si fort

Savante invente moi ta science
Notre solivence

Mon unique mon Seul.

Ut le 28/10/2009

Par Ut - Publié dans : Juste un cri d'elle à lui - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Profil

  • : Ut
  • utdo
  • : Femme
  • : 31/01/1952
  • : Soleil Eau salée
  • : Femme Amoureuse Solitaire Intime Mère
  • : Elle est comme la note, volatile et grave. Elle écrit comme elle peint: pour oublier de se souvenir, et donner en partage; participer à l'ouvrage. onner l'encre de sa symphonie à une note.

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