Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 12:51
Alors?
Remplacer son amour pour P. par un cynisme indifférent? Sa féminité par un laisser aller opaque?
Ut ne sait pas tricher quand elle sait qu'elle triche.
... Et son cerveau s'embrouille dans une mélasse pitoyable: tout ce que son éducation y a amalgamé: sentiments, devoirs, toutes ses attitudes et ses coyances, y sont disloquées et enchevêtrées.
...Et Ut continue à ne plus exister; et P. toujours autour d'elle, qui se noie lui aussi, ou fait semblant, sournoisement.

Il n'avait pas vraiment choisi: il n'avait plus eu que ses mains pour arrêter les larmes, les accusations, les implorations.
D'accord, il l'avait charmée et volée pour lui tout seul; mais aussi, peut-être déjà trop tard, il avait un jour crié: "Arrête! Je ne suis pas celui que tu reflètes dans ton regard, celui que tu respires sur ta peau... et je ne veux pas le devenir!"
Elle lui faisait mal à lui picorer un geste, une pensée, une phrase. Elle l'étourdissait à le tourner et le retourner, inassouvie et magnifique; à dérouler pour lui ces fragments de lui qu'elle lui faisaient si beaux, si vrais, si purs!

Tu as laissé faire, mec! Avec ton besoin de la piéger et de l'enfermer, avide de t'installer dans une vie que tu imaginais confortable à cause de ces 5 années d'écart entre tes 38 ans et sa "maturité"... Et te voilà coincé pour un regard trop doux, une main trop enveloppante, un mot trop juste.....


---Dieu! Cette première rafale de gifles!.......
Ut en avait pris plein la tête et plein le coeur en quelques secondes... et elle s'était anéantie aussitôt... errance...
Arrondie sur le lit-divan du joli studio de leurs vacances d'été, elle protégeait son petit ventre rond- cet encore elle-même mais déjà l'autre- pour qu'il se replie en elle, n'inhale pas la terreur qui la paralysait.
P. l'avait sacagée de coups et de cris.... et elle s'était répandue à l'intérieur d'elle-même.
Juste ne pas mourir. Attendre de pouvoir fuir le monstre qui revenait, encore et encore, les mains en avant, le corps penché en une vague énorme pour dévaster à la folie son bel amour!-------
Au matin elle avait essayé, sans bruit, à quatre pattes, de gagner la porte pendant qu'il sommeillait, enfin paisible. Ut tremblait et son cerveau tremblait. Quand elle avait vu les jambes de P. au niveau de ses yeux, elle avait courbé sa tête douloureuse et regagné le lit.

Il ne lui voulait plus de mal; presque il ne comprenait pas sa peur, et ses yeux par terre, et son silence. Il refusait déjà qu'elle ne soit plus celle qui avait tellement su rendre vie à sa vie; celle qui avaient enfin fini par lui faire croire qu'il aimait; celle qui se donnait à lui, intense et douce quand elle lui faisait si tendrement, si longuement l'amour. Déjà il ne pouvait plus respirer sans cette soie sur sa vie....
Ce qui s'était passé la veille? "Un accident Ut" Ca n'arrivera jamais plus, je te le promets!"
"Je t'aime Ut. Je te garde!"

Par Ut - Publié dans : Juste un cri d'elle à lui - Communauté : scénario roman net art/web art
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  • : Elle est comme la note, volatile et grave. Elle écrit comme elle peint: pour oublier de se souvenir, et donner en partage; participer à l'ouvrage. donner l'encre ou les couleurs de sa symphonie à une note.

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