Dimanche 13 juillet 2008
7
13
/07
/2008
08:03
Vacuité.
Ouverture solitaire de l'éveil.
Etirements sur le gourd de la nuit.
Yeux entre ouverts à la lumière encore éteinte du jour;
l'esprit ressasse les oublis, reprend sa marche interrompue,
traverse ses manques, funambule du matin sur la nuit.
Le lit n'est déjà plus le hâvre du repos.
le corps reprends ses gestes:
jambes impatientes derrière le sommeil encore lourd aux paupières.
Mais bouger, rattraper l'ouverture, fuir l'espace des ombres.
Conscience de ce corps qui éveille son repos.
Caresser le ventre qui se lisse au va et vient
d'une respiration surprise en renaissance.
La vie fourmille, monte l'une et puis l'autre,
aux orées imprécises des cils,
les marches profondes de l'envers des paupières.
Un bruit, là, dehors.
L'humanité a repris son interminable cheminement.
Yeux embués sur la gélatine grise
que le rai d'un soleil d'été ouvre en silence,
à l'abri des volets de la nuit.
Le corps s'impatiente, tourne et retourne, étire ses muscles,
se défaît du lit,
de l'écart indéfini déposé aux côtés de la vie.
Les yeux courent au futur,
mouchent la mèche du dernier rêve en oubli.
Ouverture du regard
La vacuité s'éteint.
La vie reprend sa place, les objets leur quotidien.
Achever de lever le store de la conscience
en poussant le corps hors du lit.
Cette nuit ne fut qu'un autre infini
à porter au crédit du repos sur la fatigue.
Elle se lève.
Pousse le volet.
Remet ses yeux sur le jour.
Une folle cascade d'or lui brûle le réveil:
le soleil est assis au bord de la fenêtre,
et rigole déjà de la somptueuse harmonie
qui pénètre les demeures et les coeurs un peu flétris par la nuit.
Le rythme arrêté a repris son pas,
au chant ensoleillé d'un petit matin d'été,
à l'envolée du jour sur la nuit.
Ut le 13/07/2008
Par Ut
-
Publié dans : Au fil des yeux
-
9
-
Recommander
Derniers Commentaires