Ne pas oublier

Vendredi 23 octobre 2009

Toile de Juliette  Beaudroit Copyright ©

                                                         Une toile

Un peu de matières
Un peu de blanc
Un peu de noir
Un peu de rose
     Un peu de bleu….

                                                … Pas si simple…

Devant la toile
Une femme
Une peintre
Une Dame aux doigts de bijoux
Avec deux yeux de ciel sous une longue frange
Une bouche volupté
La voix ténue, souple, rapide.

Autour d’elle
Quelques chats aux yeux verts, jaunes.

                                                  … Pas si facile…


Elle et son Ange petit Prince
Elle Orchidée mauve; Léone érotique
Elle et l’écrit en papier libre…

                                                       Pas si libre….


Mille et mille ans
Elle peint et repeint le même visage d’ange
Mille et mille ans
Le visage et l’oiseau pie

                                                       … Qui pique
Dit Juliette.

Ut le 23/10/09

Par Ut
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Mardi 29 septembre 2009
Par Ut
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Jeudi 24 septembre 2009


Son petit cadeau, ce jour là, était en forme de miche, dorée comme une lourde flaque de soleil.

Même pas un morceau de croûte à coller les dents; rien qu’un pavé de mie ferme et pleine.

J’ai donné l’ocre alvéolée à l’enfant; et il a plongé les mains dedans, émietté  l’or brun.

Et sa bouche s’est barbouillée d’étoiles, comme ses mains, comme son sourire qui disait: «C’est bon le bon pain!»


Le pain offert comme la vie; le pain qu'on rompt pour  le partage...

Tu es la mie de mon âme, et jamais je ne pourrai perdre ton goût; cette gourmandise de Toi.

Ut le 23/09/2009

Par Ut
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Lundi 17 août 2009

Les gitans squatteurs de nuits descellent le silence, brûlent le soir de leurs yeux noirs, écaillent l’été sourd et lourd de cris d’enfants, de crasses éraillées, de guitares aux plaintes indéfiniment désaccordées.

Les chevelures des femmes font des feux-follets sombres.

Les doigts des hommes grattent et claquent des rythmes stridents et graves comme du cuivre.

Et la couleur de tous ces bruits balance d’un coup de rein des volutes effrontées, des robes sensuelles.

C’est comme si le soir déshabillait ses couches de misères, et mettait des rires saccadés aux galères, des chants sur toutes les faims; rutilait de survivre.

Au bleu de la lune, les gitans squatteurs de nuit ne comptent plus, dans les creux des paumes sales, le tintement des pièces quémandées; dépensées.

Les squatteurs de nuit remplissent l’été rauque et ivre.

Les gitans traversent le temps… 


Ut le 16/08/2009

Par Ut
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Mercredi 5 août 2009

Les enfants ne comprennent pas le temps. D’ailleurs ils n’ont pas de temps: pour eux il est toujours temps, qu’ils jouent, qu’ils dorment, qu’ils mangent: c’est pas décompté; c’est en continu. La vie ne file pas: elle est présente; tout le temps.

Dali a peint les montres molles, qu’ont perdu le temps, tic-tac éteint par les couleurs du pinceau.

Il existe des bonbons en forme de montres. Ils sont mous, et avec mes enfants on les déguste très souvent; histoire de pas se prendre au temps. Les enfants adorent manger les montres.


Comme les adultes sont pris par le temps, il leur a été donné un faux temps; un temps distordu et devenu incompréhensible; le temps offert pour récupérer: le temps de la nuit et des rêves.

Mais ils l’occupent sans vraiment s’en soucier; ils disent qu’ils ont besoin de se reposer, de dormir………..

Et pourtant ce temps là (si on peut parler de temps), c’est leur seul moment d’univers. C’est là que se partagent le passé le présent et le futur; c’est là que se mélangent les existences connues ou inconnues; c’est là que la pesanteur des vies n’existe plus.

Et si on faisait bien attention, on pourrait mélanger le jour avec les failles du temps: il suffit d’un souvenir, d’une odeur, d’un frisson…..
Je crois que pour bien l'apprendre, il faudrait dormir tout éveillé!

Ou oublier de compter; oublier l’algèbre, ce truc arbitraire qu’on s’est senti obligé de poser en paravent entre l’espace et nous.


Peut-être; peut-être qu’en allant tout au bout du temps perdu, on découvrirait la mort………. Et que c’est pas si triste, parce qu’ils seraient tous là, nos perdus, nos manqués, nos amours et nos peines: dans le temps oublié de l’infini. Là d’où l’on vient; là où on va…..

Quoique toutes les montres du monde en disent!


Ut le 05/08/2009

Par Ut
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Samedi 25 juillet 2009

C’est matin; et dans l’or de Juillet je sue avec mon balai.

Alors aujourd’hui j’ai décidé que ce serait la fête de toutes les mamans courages.

Oh pas cette fête à billets qu’on rencontre tous les ans dans les supermarchés…
Non, la fête pour le frigo rabougri; pour la carte bleue qui ne veut pas payer; pour le mari parti avec la voiture, et qui a oublié l’amour et les enfants.

La fête à tous ces Noëls rétrécis, à tenter de pas voir les petits, visages pâlis.

La fête à la fatigue, qui va chercher le sourire; et même le rire. Même qu’on savait pas qu’il était encore là; qu’on le croyait noyé dans les insomnies.

La fête pour l’huissier le commissaire et le serrurier, à qui t’as dû ouvrir.

La fête pour les meubles de famille, qu’ont pas compris ce qu’ils faisaient chez un marchand, ou au vide grenier du quartier.

C’est la fête à maman, qui borde le petit, sans savoir ce qu’il mangera demain midi.

C’est la fête à la femme, qui pleure toute seule, devant l’écran télé dédaigné par l’huissier; au lits trop grands, qui parfument encore la chambre conjugale de souvenirs désirs.

C’’est la fête à la colère, de toutes ces mamans galères, qui veulent pas encore y croire…. à la solitude et à la misère……..

C’est la fête à leurs victoires!


La fête à mamans courages.

Une fête pour un baiser.


Ut le 24/07/2009

Par Ut
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Jeudi 5 février 2009

C'est quoi ça? Je viens de zapper de TF1 à France2, à M6: Sarko partout; même programme, même pensée juste avant d'aller dormir?
Ca ne s'appelle pas un lavage de cerveau ça?
On n'en a pas déjà entendu parler du temps d'un certain Furher?
M'enfin, c'est quand qu'on se bouge?
Museler les porte-monnaies et les pensées... et la France se laisserait faire???????????

 

comme ça, ou comme ça, ou comme ça, ou comme ça........

 Olah! bonne gens, on se réveille??????????

Par Ut
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Mardi 3 février 2009

En fait, elle partait mettre son cœur à la poubelle: c’est important de se débarrasser de ce qui est vieux ou cassé, ou qui ne servira plus jamais.

Cela faisait une éternité qu’elle trimballait ce truc à l’intérieur d’elle, et à chaque fois qu’elle s’en servait ça lui était plus de larmes que de rires.
Alors elle avait enfin pris la décision de le jeter.

Quitte à être irrémédiablement seule aux autres.

Seulement voilà, un cœur, même ratatiné, ça ne se jette pas n’importe où n’importe comment. Il fallait trouver l’endroit à rien ni personne; l’endroit à juste ce cœur.

Elle marchait au milieu du monde qui lui faisait du bruit et des odeurs à évacuer très vite; gênantes pour ce qu’elle avait à penser et à faire.

Et puis tous ces sens là s’étaient effondrés sur eux-mêmes…. Elle avait quitté la petite ville.

Devant il y avait de la pierraille et quelques pins nains, comme en construction; à droite il y avait la ville et déjà des artifices de lumières; à gauche c’était l’eau.

Une eau un peu sombre et simple et aphone, à l’orée de la nuit; mais lourde sur la terre, puissante sur l’air, odorante et perpétuelle dans l’ininterrompu du chant; comme un manège anonyme.

La mer marchait toujours, sûre d’elle, avec l’infini dans son ventre.

La fille se dit que l’eau serait le bon tombeau pour son coeur: l’eau de la naissance et de la fin: parfait.

Elle ôta ses chaussures, ses chaussettes, roula soigneusement le jean sur chaque jambe, et se mit à marcher vers la mousse blanche que l‘eau claquait par terre.


J’ai vu une ombre comme un poignard dur

couper la mouvance blanche d’un fil de lune qui traînait sur la mer.


Ut le 31/01/2009

Par Ut
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Samedi 4 octobre 2008

Elle était lorraine comme sa sœur, ma mère, mais avec vingt ans de plus qu’elle.
Jeune femme elle résidait en Haute Savoie où son père avait construit un abri de bois contre la guerre et ses misères pour ses filles: son épouse, tante Madeleine et ma mère.
Dès la fin de cette guerre, un jeune-homme brun était venu lui annoncer sa flamme: il l’avait trouvée douce et belle, ce maquisard; il lui avait demandé de l’attendre, qu’il allait juste finir sa médecine à Paris.
Elle avait attendu deux ans, je crois; parce qu’elle le lui avait promis, et qu’elle n’a de sa vie jamais failli à la parole donnée.

Quand il était revenu pour demander sa main à mon grand père, tante Madeleine et lui s'étaient mariés et installés dans ce hameau de Haute Savoie: tonton Jean, donc, aimait les bois, les escapades en montagne et la neige.

Il avait ouvert son cabinet dans un immense chalet aux toits d’ardoises noires qui touchaient la neige par terre en hiver; il partait tous les jours faire sa tournée de malades ou de femmes en accouchement, dans ses chaussures de montagne ou sur des skis de bois.

Tante Madeleine et lui ont eu une fille. Une fille dont je n’ai connu que le petit portrait noir et blanc accroché au-dessus de la porte de la salle commune: elle était morte vers quatre ans de la typhoïde; enfin, j’ai le souvenir de cette maladie là: personne n’en parlait jamais; un puits de douleur qu’on laissait ouvert pour des pleurs solitaires, parce que la vie continuait, qu’il fallait faire de la place au bonheur des quatre autres filles qu’ils allaient engendrer tous les deux.

Tante Madeleine avait fait des études et, pour soutenir son mari et les habitants de la vallée, avait ouvert la seule pharmacie de la région, en sous-sol de la grande maison; au second sous-sol elle préparait elle-même les potions et médicaments prescrits par tonton Jean.

Et puis tonton Jean avait fait une course de trop en montagne: elle lui avait ôté l’usage de ses jambes. Je l’ai toujours connu avec deux choses flasques en bas du corps, qu’il traînait sur des béquilles en fer.

Tante Madeleine, elle, était un petit bout de femme mince, avec des cheveux gris comme ses yeux, tirés en queue de cheval, une blouse blanche qui n’arrêtait pas de monter et descendre les escaliers de la pharmacie au coup de sonnette des clients, des socs de bois qui ne la quittaient pas même en hiver pour aller faire les courses aux commerces du village, un à deux kilomètres plus loin.

La maison de ces deux là et de leurs filles était ouverte jour et nuit. S’y succédaient, outre les malades, (parce que pas de jambes n’avait jamais voulu dire pas possible de travailler pour tonton Jean) tous les hommes du village qui avaient envie d’un « petit coup » à trinquer en racontant leurs malheurs ou leurs rires.
La bouteille à « petits coups » était toujours rangée à portée de bras dans l’énorme armoire qui s’adossait toute entière au mur séparant la pièce à vivre, cette pièce à tout le monde, et la salle d’attente.
Le maire comme le glacier du coin venaient y papoter. Des années plus tard ils venaient toujours,..enfin, quand ils n’étaient pas morts entre temps, pour prendre des nouvelles et raconter le village.

Il n’y avait qu’une personne que tante Madeleine n’aimait pas: Madame le Maire! Madame qui venait de la ville, avec ses coiffures son maquillage et ses grands airs…

Mais madame le Maire s’invitait toujours avec son mari à venir boire le « petit coup »…. On ne l’avait plus revue le jour où elle avait demandé le divorce…

Quand tonton Jean n’avait plus eu de jambes pour marcher, il avait acheté la première voiture solide, celle dont s’étaient servi les allemands pendant la guerre: la Traction.
Et tante Madeleine m’avait raconté, dans un grand rire savoureux, le rodage de la traction: elle et son mari étaient partis quinze jours avec LA voiture…le seul véhicule qu’ils avaient pu doubler avait été une charrette à âne (c’était comme ça qu’elle disait tante Madeleine).

Au fur et à mesure que les filles venaient au monde, le grand chalet prenait un morceau d’étage, puis un étage complet; puis une annexe pour loger les nouveaux mariés…. La famille ne s’est jamais désunie.

Les filles avaient grandi, pu faire de longues études grâce à la médecine et à la pharmacie, s’étaient mariées, avaient fait des enfants; principalement des filles.

Une fin d’après midi d’un week end de Pâques, maman m’avait appelée pour me dire que « la Toune », la troisième fille de tante Madeleine et de tonton Jean, venait de mourir dans un accident de voiture. Elle laissait deux petites filles et un mari apiculteur, le grand amour de sa vie; sa respiration à lui.

Tante Madeleine était alors partie seule du côté d’Aix en Provence, sur la fameuse nationale 7, récupérer le corps, trouver un crématoire, ramener l’urne.

Elle n’en a jamais parlé.

Un autre soir d’hiver, quelques années plus tard, tante Madeleine m’avait appelée pour me dire que Denise était morte. Denise était son aînée… enfin, la seconde, après la petite fille morte.
J’avais dévalé le chemin de la Calougeotte qui me séparait de leur chalet familial, et j’avais vu ma cousine: elle avait eu un arrêt cardiaque dans ce merveilleux bain chaud du soir qu’elle savourait tant… c’était sa fille de quinze ans qui l’y avait découverte au matin.
Quand j’étais arrivée dans la grande pièce commune, tante Madeleine était assise sur une chaise de paille, ses cheveux gris bien tirés en queue de cheval, son doux regard gris posé par terre. Elle avait levé les yeux vers moi, m’avait dit: « En plus, il paraît que les gendarmes vont venir. » C’était tout.
Les gendarmes n’étaient jamais venus; j’étais juste prête à tuer pour qu’ils ne déflorent pas cette mort et toute cette peine.

Tante Madeleine n’en a jamais plus parlé.

Elle avait juste pris sous son aile l’enfant qui avait trouvé Denise morte.

A force de monter et descendre les escaliers de bois de la pharmacie à longueur de journées, tante Madeleine avait le cœur un peu essoufflé.

Alors elle avait vendu la pharmacie; piqué la seule colère que je lui ai connue, contre la Caisse d’Epargne qui en avait profité pour lui faire un sale coup de pognon; retirer tous ses sous des comptes sur livrets qu’elle y avait, et donner le tout: produit de la vente et bas de laine à ses filles et petites filles.

Son époux, tonton Jean, souffrait de plus en plus de ses jambes inertes; il était vieux, avait cessé de travailler, et grondait tout le jour cette petite femme qu’il avait tant aimée; le nez dans des mots croisés, il réclamait un verre de rouge; et puis un autre verre de rouge…. Il en était mort quelques années plus tard, dans son sommeil.

Tante Madeleine avait quelque chose à finir avant d‘aller le retrouver pour l‘éternité: marier sa petite fille, celle qui avait trouvé Denise morte dans la baignoire.

Quand enfin elle avait été sûre que la jeune-femme avait un soupirant digne de ce nom prêt à l’épouser, tante Madeleine était partie, sans un soupir de plus, assise dans le veux fauteuil de cuir que le nouveau médecin de famille lui avait ordonné de ne plus quitter que pour aller dormir.
Mourir allongée, pour tante Madeleine, ça n’avait pas été possible. Elle était morte face au portrait d’enfant de l’aînée de ses filles, noir et blanc accroché au-dessus de la porte de la pièce commune.

On l’avait enterrée sous la neige.

Tante Madeleine ne croyait pas au bon dieu; ni au méchant dieu. Tante Madeleine croyait à la vie, aux gestes et aux paroles de vie.
Le vieux petit prêtre bedonnant qui officiait avait fréquenté sa demeure depuis son arrivée à lui au village; dans son silence et son sourire, elle lui avait servi de quotidiens « petits coups » dans la pièce à vivre.
Avec lui et ses mots en sanglots, tout le hameau devenu gros village était venu pleurer.

Du temps d’années plus tard, une vieille femme du village que je connaissais à peine m’avait dit que je ressemblais à tante Madeleine.
Elle ne disait pas « tante Madeleine »; elle disait « Votre Sainte tante. »

Ut le 04/10/2008

Par Ut
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Samedi 27 septembre 2008

Un petit déhanchement, à peine perceptible. Comme un peu d’ivresse, ou une garde au Mistral, ou un air dans la tête qu’on danse machinalement, sur un pas.
Mais ça recommençait. Et puis encore sur ce pas, là.
A regarder mieux, elle boitait.
Et puis tu sais qu’elle a une jambe de métal: bien obligée de te le dire quand tu t’assieds à même le quai pour te laisser aller à l’eau et aux lumières de la ville en face, et qu’elle reste debout, maladroite.
Pour s’asseoir elle lance sa fausse jambe en l’air, tombe sur une main. C’est rapide, presque, ça n’existe pas.
Pour se relever, tu n’as pas regardé: tu savais; tu avais honte.
Elle est simple et belle et bien plus jeune que toi.
Elle fait de la musique; elle lit beaucoup; elle dit qu’elle peut « presque » vivre comme toi. Toi tu penses au ski, au VTT, aux élans de rollers ou de patins, aux joggins de certains matins, à la plage l’été…. Aux baisers des garçons avec leurs mains en ballade.
Tu as honte, mais c’est elle qui raconte l’accident, la moto couchée sur sa jambe.

Dis, elle a l’air heureuse.

Ut le 26/09/2008

Par Ut
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Profil

  • : Ut
  • utdo
  • : Femme
  • : 31/01/1952
  • : Soleil Eau salée
  • : Femme Amoureuse Solitaire Intime Mère
  • : Elle est comme la note, volatile et grave. Elle écrit comme elle peint: pour oublier de se souvenir, et donner en partage; participer à l'ouvrage. onner l'encre de sa symphonie à une note.

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